31 août 2012

Le Mourtis - 02: la tourbière

Suite de cet article

Nous l'avons découverte avec enchantement; elle est nichée dans un creux de la montagne, face au sud. Elle se situe avant les arbres, en contre-bas à gauche:

Discovery of a high altitude peat bog in formation process. Sphagnum, or peat moss is already present and the Drosera (sundews) are just starting their colonisation. 
Fauna is scarce although the European common brown frog is present so is the only dragonfly, the Common Hawker or Sedge Darner.



En effet, en poursuivant notre chemin depuis le Tuc de l'Etang à 1816 m, nous continuons vers l'ouest et là, cette petite tourbière à peine signalée se révèle...
A notre soulagement, elle est bel et bien en formation. 
Vue depuis le sommet:

 

Les sangliers lui rendent apparemment visite:


  
Elle est déjà bien recouverte de sphaignes, colonisant traitreusement la surface de l'eau masquant ainsi sa profondeur: ces radeaux flottants sont connus sous le nom de "tremblants", sur lesquelles poussent des petites Droséra à feuilles rondes.
Voir ici les explications sur les tourbières et les drosera.

Déjà bien minus en temps normal, ici elles sont encore plus microscopiques et pour les distinguer correctement, je dois mettre les lunettes!

Drosera rotundifolia



La petite faune est encore peu présente mais la Grenouille rousse a déjà pris possession des lieux ainsi que l'Aeschne des joncs, seul odonate à occuper les lieux.
Cet individu ne fait encore qu'1.50 cm!

Rana temporaria, juvénile

Aeshna juncea


30 août 2012

Halte au trafic d’animaux sauvages au Maroc

Please use translator, thanks!

Non, ne détournez pas vos yeux devant cet appel poignant et indispensable:
Les animaux, si désespérément mal traités, n'ont que nous comme porte-paroles.

 Je ne souscris pas souvent à ce genre d'appel qui mène trop souvent à des interdits au lieu de mener à l'éducation nécessaire qui devrait être faite sur les bancs de l'école dès le plus jeune âge, pour apprendre aux enfants le respect de leur environnement - ce qui induirait au respect des autres et des animaux.
Mais dans ce cas-là, la situation est vraiment trop grave pour en avoir été témoin moi-même.
Ces images choc devraient toucher le cœur de tous ceux qui les verront et je souhaite que cela déclenche de nombreuses signatures.

A gauche, vipère heurtante morte de faim et de soif à qui on a placé un œuf dans la gueule pour faire gober aux badauds qu'elle l'avale!
© Jean Delacre
 
Ne Tombez plus sous le charme

Charmeurs de serpents à Marrakech : touristes complices de maltraitance animale
  par Michel Aymerich et Michel Tarrier

Extrait de l'article paru à l'origine sur GEOS
(Groupe d'Etudes d'Observation pour la Sauvegarde des Animaux Sauvages et des Ecosystèmes)
À Marrakech, la Place Jemaa-El-Fna doit une partie de sa renommée aux traditionnels charmeurs de serpents. L’imposture de leur talent ne serait que magie si elle n’induisait pas la maltraitance des cobras, des vipères heurtantes, des couleuvres de Montpellier et autres, aux fins de la perpétration d’un bien douteux spectacle moyenâgeux. La plupart de ces belles espèces sont soit menacées d’extinction en Afrique du Nord, soit sont en régression alarmante. Ceci contribue au consternant appauvrissement général des écosystèmes du Maroc.
Une fois prélevés dans la nature, ces animaux ont la plupart du temps leurs crochets venimeux arrachés, ce qui occasionne l’apparition d’abcès qui provoquent une mort lente et douloureuse. Il existe quelques rares exceptions qui confirment la règle, mais sur un point la règle ne connaît hélas aucune exception, indépendamment du fait que leurs crochets soient arrachés ou non. Ces serpents, tels qu’ils sont manipulés Place Djemaa El Fnaa (et ailleurs), contraints d’adopter systématiquement une position de défense absolument stressante, meurent TOUS et sans exception d’épuisement après deux ou trois mois tout au plus.
Il n’y a qu’à observer le sort des couleuvres de Montpellier et autres… Nous en savons hélas quelque chose, ayant observé le phénomène avec le parti pris de personnes sensibles au sort des serpents.

C’est la triste réalité, le revers d’une illusion à laquelle beaucoup s’accrochent pour maintenir coûte que coûte leur rêve d’être dans un pays des mille et une nuits.

Serpents, fouettes-queue, caméléons, tortues, écureuils, singes magots, babouins importés, rapaces diurnes et nocturnes, étroitement incarcérés, dénutris, assoiffés, manipulés, abasourdis, blessés, en bref stressés à mort, sont ici illégalement et honteusement en étal. Pour combien de temps encore?

Tous condamnés, agonisants, morts-vivants ou massacrés... Parmi ces derniers : des panthères, des servals, des zèbres, des autruches, des pythons de Seba, des varans gris, pourtant tous inscrit en Annexe I de la Convention de Washington! Et bien que le Maroc ait signé et ratifié cette Convention! La stupide complaisance des touristes aura seule permis pendant ces longues années une telle hécatombe. Pendant combien de temps encore? 

En ce troisième millénaire, à l’heure d’une extinction massive des espèces et d’une prise de conscience internationale pour le nécessaire respect dû à toutes formes de vie, notamment sauvages, il est grand temps de ne plus affirmer que toutes les traditions sont à respecter. Avec ses festivals, sa richesse historique et sa réputation de ville phare du tourisme marocain, la belle cité de Marrakech vaut bien mieux que ça!
Touristes, svp, détournez-vous des spectacles indignes qui maltraitent les animaux, ou mieux encore, dénoncez-les! Détournez-vous de ces dompteurs de petits singes, attachés court et contraints, sous les coups, à exécuter de consternantes pirouettes. Détournez-vous aussi de ces sordides marchands du souk qui proposent des animaux morts ou vifs, pour la plupart espèces protégées.
Place Jemaa-El-Fna, il y a un Commissariat de Police, n’hésitez pas à aller exprimer votre indignation!

Source et lien pour signer la pétition  "Appel au boycott des spectacles de serpents et autres pratiques basées sur la maltraitance animale et l’exploitation de la biodiversité au Maroc", que vous trouverez en fin de page ici:


 Merci d'accorder quelques minutes de votre temps pour aider tous ces animaux - sans parole pour exprimer leurs souffrances.

29 août 2012

Le Mourtis - 01: le panorama...

...depuis le haut de la station de ski, à 1696 mètres d'altitude.
On y arrive après une petite grimpette un peu raide de 210 m de dénivelé positif.
C'est de là que l'on peut observer un partie des migrations d'oiseaux:
les Milans noirs, Busards et autres rapaces ainsi que les Hirondelles sont des migrateurs à part entière: toute leur population part pour les pays chauds. 
D'autres sont (ou sont devenus) des migrateurs partiels comme les Cigognes, les Grues, les Bihoreaux, les Bécasses et bien d'autres.
En haut et à l'ouest on découvre ce panorama, déjà fabuleux en temps normal, mais en ce 24 août, les nuages étaient de la partie, nous donnant l'impression d'être sur le toit du monde;
au fond à gauche, le massif du Néouvielle:

 On this 24th of August, we climbed the 210 meters to reach the summit of this peak. The clouds below give us the fabulous impression of standing on top of the world's roof! From here, one can observe part of the bird's migrations.
Here, the western view:


   


 
Ici, les bergers ont tondu des patchs dans la bruyère pour que leurs moutons puissent paître sur des zones herbeuses et ce faisant se sont amusés à créer des formes et des glyphes sur un des versants.
Au loin à l'est, le pic de Crabère - 2 629 m, frontalier avec l'Espagne:

Here, the shepherds cropped the heather so that the sheep can graze on grassy patches and in doing so, enjoyed creating forms and glyphs on the hillside.
Eastern view, with the Crabère peak in the distance: 

 

28 août 2012

Chevalier cul-blanc 01 - Tringa ochropus

Charadriiformes - Scolopacidae

Limicole d'eau douce de taille moyenne qui niche dans les vieux nids d'autres espèces, dans les arbres, contrairement aux autres scolopacidae.
Il bénéficie d'une protection totale sur le territoire français depuis l'arrêté ministériel du 17 avril 1981.

Affût du 20 août pendant la "canicule", où j'ai pu observer 2 espèces de Chevaliers.
Bien entendu, les rares oiseaux présents ne se précipitent pas pour faire les marioles devant l'objectif, même si je me suis installée avec le 500 mm.
L'attente est longue et en attendant qu'ils se rapprochent, en voici un qui fait sa toilette en prenant soin de lisser chaque plume avec de l'eau, à l'aide de son bec. Il est à 10/12 mètres, juste un poil... heu, une plume trop loin! 

The Green Sandpiper
 It nests in trees, using an old nest from other species.
Few birds are present and the wait is rather long.
A few pics of this delicate looking bird preening, before it eventually got closer:

En compagnie d'un Chevalier guignette:



Les plumes sont ornées de petits points blancs:

 


Oiseau migrateur, il niche en Europe du nord mais hiverne dans le sud de l'Angleterre, en France et en Afrique du nord.



Le voilà qui se rapproche enfin tout doucement:

On the move at last, getting closer... ever so slowly!




Muni d'un long bec comme les Bécasses et pour cause (ils sont de la même famille!), à la recherche de toutes sortes de petits invertébrés en eau peu profonde et même de petits batraciens...

Feeding on invertabrates, even small batracians...





Les zygoptères sont extrêment nombreux au point qu'un couple de faucons hobereaux les chassaient pour nourrir leurs jeunes; trop rapides hélas pour la photo! 



 Au loin, à environ 120 mètre de moi, une Bécassine se mêle aux autres Chevaliers, mais ne s'est hélas jamais approchée:



 

26 août 2012

Lac d'Oô, Pyrénées

 Randonnée superbe au point de vue paysage, un décor grandiose qui vaut bien la grimpette d'un dénivelé positif de 830 mètre, jusqu'à l'arrivée aux laquettes d'Espingo.
Il faut dire que j'accepte volontiers l'effort... s'il y a de la photo à faire sur le site! Mais là, RAS!
3 papillons et 2 criquets! :(

 Le lac d'Oô à l'aller, vers 9h00 du matin
 J'ai quand même aperçu une Aeschne voler, elle ne s'est jamais posée; d'où venait-elle?

Hiking in such a landscape is certainly  worth the effort of an 830 meter's climb but it is somewhat of a deception not to find a living soul, except for 2 butterflies and 3 crickets! 
Anyhow, I'll offer you these views; here is Oô lake around 9H00 AM, it's only half way to the "finishing line":



Le plus dur reste à faire... quand on se croit arrivé, l'horizon dévoile encore une grimpée, puis une autre! Mais par petites étapes et quelques gorgées de l'eau fraiche revigorante récoltée aux sources, on y arrive! L'âge n'aide pas! :(

Bon, avouons qu'il serait ingrat de faire la difficile devant une telle beauté!
Le cirque d'Espingo 1882m d'altitude, vue sur une des 2 "laquettes", comme on les appelle ici:

The goal is reached: Espingo lake, at an altitude of 1882 m



Espingo est la base de randonnées d'ascension qui mènent vers les 14 sommets avoisinnants, de plus de 3000 m d'altitude.

Espingo is the base for hight altitude hikes leading to the 14 neighbouring  summits over 3000 m high.



Le lac d'Oô au retour bien ensoleillé, du même point de vue que plus haut; l'eau est remarquablement turquoise sombre:

Oô lake on way back: a sapphire set in the mountain range:



Quelques fleurs tout de même...

La campanule




Ravissante petite, toute petite fleur avec ses allures d'orchidée qu'elle n'est pas!
Son nom est donc l'Euphraise des prés (Euphraise officinale),
petite plante poilue, ramifiée, semi-parasite, aux feuilles ovales dentées, aux fleurs blanches, à gorge jaune et lèvre supérieure lilas (Wikipedia).

Merci Eric!


25 août 2012

Le Fourmilion tétragramme ou longicorne - Distoleon tetragrammicus

 Myrmeleontidae

The common Antlion
This specific species has already been presented on this blog HERE, so I chose to show it in a triptych:

J'avais déjà photographié ce fourmilion les ailes ouvertes ICI du coup j'ai préféré présenter cette femelle en triptyque. Les ailes, de la véritable dentelle, accrochées à son "col Mao", lui donnent un air de fée carabosse!

 

24 août 2012

Faucon crécerelle - Falco tinnunculus

The Common Kestrel - El cernícalo vulgar
 
 Cette femelle allait et venait à intervalles réguliers n'étant en aucune manière dérangée par notre présence.

Très commun en France et en Europe, c'est le faucon dont on dit qu'il fait le "saint esprit" lorsqu'il vole en stationnaire au-dessus des champs pour guetter ses proies!

Photo prise en Espagne début juin, lors d'un affût pour les Rolliers, voir ces oiseaux magnifiques ici.

 Ola Antonio... te recuerdas?


22 août 2012

Tourbières, flore et libellules


Peat bogs, flora and dragonflies (please use the translator!)

Turberas, flora y libelulas
 
Les  zones humides recèlent une diversité biologique importante quoique liée à une pauvreté trophique du sol. La tourbière est un milieu oligotrophe: particulièrement pauvre en éléments nutritifs.

 Il existe différents types de tourbières avec des niveaux de Ph différents;
les plus acides ont un Ph de 4 ou inférieur.
Elles se forment la plupart du temps dans un terrain en creux, près d'un cours d'eau régulièrement en crue, et par l'accumulation de végétaux non décomposés qui se tassent et sur lesquels se développent des plantes bien spécifiques.

A la base, on y trouve les Sphaignes et les Drosera (du Grec: rosée, gouttes de rosée). Une biodiversité plutôt rare en flore et insectes.

Les Drosera sont des petites plantes carnivores qui colonisent ces milieux acides en s'implantant sur les coussins de Sphaignes où le soleil est généreux.
Chaque pied fait entre 3 et 5 cm de diamètre seulement.
La feuille ici fait quelques millimètres de diamètres:

Drosera rotundifolia:

Drosera à feuilles rondes


Avec un insecte piégé!

Drosera à feuilles rondes
  
Elles se plaisent en compagnie des Sphaignes (Sphagnum), ici en vert:
ces sont des mousses qui forment des coussins verts parfois rougeâtres, gorgés d'eau.
Elles sont bryophytes, c'est à dire qu'elles ont conservé un grand pourcentage des caractéristiques qu'avaient les premières plantes apparues sur Terre.

 Drosera intermedia:

Droséra intermédiaire

 Ici avec une fleur:

Droséra intermédiaire

Certaines libellules fréquentent volontiers les tourbières.

Le Cériagrion délicat: cœur copulatoire photographié sur la bruyère en bordure:

Ceriagrion tenellum


Aux alentours de certaines tourbières, dans des points d'eau plus profonds, une haute végétation herbeuse  permet à l'Aeschne des joncs de s'y reproduire.
Ici, un cœur perché dans les pins des environs:


Aeshna juncea


J'y ai rencontré aussi la Somatochlora flavomaculata:

Cordulie à taches jaunes

Enallagma cyathigerum:

Agrion Portecoupe

Sympetrum flaveolum
Cœur copulatoire:

Sympêtre jaune

Libellula quadrimaculata:

Libellule à quatre taches

Exemple de milieux tourbeux dans les Pyrénées, laquette proche du massif du Néouvielle:




Bien d'autres animaux fréquentent ces milieux comme les lézards, certaines araignées, même les sangliers et bien plus encore!

Moineau domestique - passer domesticus

Passeriformes - Passeridae
 
 House Sparrow - Gorrión común
  Wordless story   -   historieta muda

Histoire sans paroles!
1...



2...



3... Panache!


LOL! :mrgreen: